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Les Noces de Coquelicot
01 / 08 / 2026
Agathe Gallo
À présent, nous vous invitons à découvrir « Les Noces de Coquelicot », une exposition curatée par Jocelyn Moisson.
Jusqu’au 2 août prochain, l’entrepôt et la galerie du Confort Moderne accueillent cette exposition collective réunissant dix artistes. Tous et toutes ont un point commun : ils sont passés par les programmes d’accompagnement destinés aux jeunes diplômé·e·s, mis en place entre
l’ESAM Caen/Cherbourg (École supérieure d’art et média), l’EESI (École européenne supérieure de l’image de Poitiers-Angoulême), et Le Confort Moderne.
Intitulée parfaitement « Les Noces de Coquelicot », l’exposition célèbre la huitième année de ce programme d’accompagnement et propose de découvrir ce que sont devenus ces artistes après leur passage au sein de ce dispositif.
Dans les vastes espaces de l’entrepôt et de la galerie, les visiteurs peuvent découvrir près d’une cinquantaine d’œuvres aux techniques variées : peinture, sculpture, tapisserie, installation ou encore nouveaux médias. Autant de créations qui témoignent de la richesse des parcours de ces artistes en devenir.
Pour en savoir plus sur cette exposition, nous sommes allés à la rencontre de Jocelyn Moisson, curateur.
Parle-nous de ton parcours et de ce qui t’a amené à réaliser le commissariat de l’exposition « Les Noces de Coquelicot » ?
Après une double formation en histoire de l’art et à l’école des Beaux-Arts, j’ai rejoint l’équipe du Confort Moderne pour l’accompagner dans l’obtention de la labellisation CACIN (Centre d’art contemporain d’intérêt national). Entre 2018 et 2023, j’ai porté un projet inclusif de politique d’accueil des publics et supervisé son activité éditoriale, en participant à la production de multiples et d’éditions d’artistes. Après mon départ du Confort Moderne, j’ai débuté des études de théologie et repris une activité de commissaire d’exposition indépendant qui m’a amené à écrire ce projet d’exposition.
Peux-tu nous retracer l’historique du programme de résidence par lequel est passé le Confort Moderne : de sa création à aujourd’hui ?
Le Confort Moderne a initié ce programme d’accompagnement d’artistes jeunes diplômé.e.s en 2018 avec l’École supérieure d’art de Caen/Cherbourg, en accueillant chaque année deux résident·e·s après l’obtention de leur diplôme. Le programme s’est ensuite poursuivi et continue depuis 2022 avec l’École européenne supérieure de l’image site d’Angoulême et de Poitiers. Il s’agit de permettre à de jeunes artistes d’être accueilli dans un environnement professionnel, qui leur offre non seulement un espace de travail, l’opportunité de rencontres avec des acteur·ice·s de l’art, mais également de confronter leur travail au regard des publics.
Comment as-tu sélectionné les dix artistes présent.e.s dans l’exposition ?
J’ai choisi de travailler avec les artistes sélectionné.e.s pour les trois premières sessions initiées avec l’Esam (Clément Davout et Léo Fourdrinier en 2018 ; Lou Parisot et Amalia Vargas en 2019 ; Charlotte Delval et Arthur Marie en 2020) et la première avec l’EESI (Théo Guézennec et Théophile Peris en 2022). Je l’ai poursuivi, sur un principe de filiation, avec les deux artistes actuellement résident.e.s du programme (Anna Bonadé et Théodore Deleplace). Il s’agit d’artistes avec qui j’avais pu travailler au Confort Moderne, que j’avais déjà accompagnés et qui m’avaient parfois même sollicité sur d’autres projets. Parce que j’avais défendu leur travail auprès des différents publics, mon engagement précédait, mais l’envie de le poursuivre en l’exposant lui était permanent
Au vu de cette exposition, qu’est-ce que cela dit des artistes passé·e·s par le Confort Moderne ?
Cela dit qu’il n’y a pas une voie dédiée ; aussi bien dans leur pratique, que dans l’échelle des œuvres et de la diversité de leurs parcours. Certain.e.s aujourd’hui sont représenté·e·s par des galeries et vivent professionnellement de leurs métiers d’artistes. Pour d’autres les voix sont multiples et conjuguent expériences institutionnelles et proportions à la marge. Cet aller-retour entre la marge et le centre est très présent après l’école, car les opportunités sont ponctuelles et la pratique permanente. Mais certain.e.s choisissent aussi de poursuivre d’autres voix professionnelles sans abandonner leur pratique. Plusieurs ont par exemple repris des formations, qu’elles soient universitaires, techniques ou artisanales. Cela dit aussi que l’École ne fait pas le tout de la formation.